Le Poulailler de Zaza

Parce qu'avec un peu de travail, on peut vivre autrement…

5
mar 2009

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« Petite, je passais mes vacances aux milieu des animaux de la petite ferme de ma Grand-Mère. Quatre vaches, quelques veaux, des poules, des pigeons, des lapins et des abeilles.« 

J’ai repris la vieille bâtisse, les animaux, excepté les vaches, il y a trois ans, sans aucune réelle expérience mais une véritable motivation à ne rien changer, pour le plaisir et le bonheur qu’apporte au fil des saisons la vie tranquille au milieu de la nature.

Village

La ferme est blottie au milieu d’un cirque de montagnes, dans un petit village des Hautes-Alpes à 1140 mètres d’altitude. Le climat est rude l’hiver et même en plein été, on ne peut passer la soirée dehors sans un bon pull.

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29
déc 2012
Posté dans Elever son cochon par lepoulaillerdezaza à 6:52 | Pas de réponses »

Depuis de nombreuses années, nous faisons notre propre charcuterie. Nous achetons notre matière première au supermarché (finances obligent) pendant les foires au cochon. Force est de dire que nous voyons d’année en année la qualité de la viande décliner.  Fini le bon gras de porc… il ne reste qu’une infâme bouillie savonneuse. Quand au pauvre rôti de porc, quelques minutes dans la vieille cocotte en fonte suffisent à réduire sa taille de moitié.

Nous avons donc décidé ce printemps d’élever notre propre cochon.  Il faut savoir que la législation française interdit de tuer les gros animaux à la maison à l’exception du porc qui est, disons, tolérée : « élevé sous son toit, mangé sous son toit ». Il nous reste encore cette petite liberté alors profitons-en. Pour ce qui est des ovins et bovins, c’est interdit. Il faut amener les animaux dans un abattoir (stress du transport et du lieux qui sent la mort ce qui durcit la viande) et  il faut le ramener dans un véhicule réfrigéré : je me vois très bien ramener un boeuf dans ma petite glacière de pique-nique…

Nous avons un peu plus de 3 000 mètre carrés de pré disponible pour accueillir notre nouveau locataire. Nous avons commencé par faire un parc électrique relié au secteur de la maison. Deux rangées de fil pour qu’il ne passe pas à travers. Pour sa cabane et pour faire vite, nous avons acheté une niche à veau (230 euros). Une base de trois palettes, puis trois autres palettes fixées dessus et un planché avec de vieilles planches. La cabane fait une superficie de deux palettes, la troisième, c’est pour lui faire une petite terrasse pour prendre le soleil et se nettoyer les pieds s’il pleut. Nous fixons solidement la niche à veau dessus et réduisons l’entrée de moitié.

Le 2 mai, c’est le grand jour. Un agriculteur voisin nous a prêté sa remorque pour transporter notre petit cochon… Il ne irait trente dedans !… Arrivée à l’élevage « industriel » à quelques kilomètres de la maison. Nous demandons une petite femelle. L’éleveur l’attrape sans ménagement par une patte et la met dans notre remorque. Elle se cale contre les bottes de paille supposées la maintenir pendant le voyage. A peine le temps de l’apercevoir avant que les portes de la remorque ne soient refermées… et nous repartons.

Arrivés à la maison, nous reculons la remorque vers un petit parc grillagé d’une centaines de mètres carrés qui nous sert habituellement pour les poules. On ouvre les barrières et la porte de la remorque… elle a pas l’air de vouloir sortir notre bestiole. Mon compagnon entre et là prise de panique, elle sort à toute allure manquant presque le plancher incliné de la remorque. Elle se retrouve au milieu du parc, hébétée, surprise… Surpris nous le sommes aussi… la bestiole n’a pas de queue… pas de petite queue en tire bouchon. En effet, dans les élevages industriels, on coupe la queue des porcs car ils ont la fâcheuse habitude de se les manger les uns les autres. Notre petite bestiole fait entre 20 et 30 kilos, elle est toute blanche, même pas rose.

Nous restons avec elle un moment pour l’observer… elle fait de même. Il ne faut pas la brusquer, ne pas lui faire peur… c’est le premier jour… sa première grande sortie. Et voilà que la chienne, qui curieuse de l’arrivée de ce nouvel animal se lance dans le parc à toute allure. Elle est plus grosse que le cochon… c’est un chien de chasse croisé fox et épagneul. Le petit cochon se cale au soleil le long du mur. La chienne la renifle, lui lèche le groin… elle lui fait la fête et lui souhaite la bienvenue… ça alors ! Et quand elle s’éloigne, le petit cochon la suit. En moins de dix minutes, elles sont copains comme cochon.

Bacon, jour 1, arrivée du petit cochon

9
déc 2012
Posté dans Les Lapins par lepoulaillerdezaza à 7:18 | Pas de réponses »

Abandonnés les Fauves de Bourgogne. Après quatre ans d’essais, de nouvelles femelles, mâles, j’ai du abandonner mes Fauves de Bourgogne. Les portées ne marchaient qu’une fois sur quatre et quand les petits arrivaient à naître, les femelles ne s’en occupaient pas et les mangeaient… CANNIBALES… Un ami m’a donné deux lapines pleines. Une est noire, l’autre ressemble à un lièvre à oreilles courtes. Bâtard pure race toutes les deux. Première portée : pour les deux et quatre petits. Seconde portée : huit et  trois petits.

Nouveaux lapins... une affaire qui marche... dans Les Lapins lapin-portee-de-8Ca c’est une jolie portée. Pauvre mère, ses huit petits têtent encore…

Abandonnées les jolies cages bois avec leurs caillebotis en fer… Beaucoup trop petites pour autre chose que des lapins nains.  Et le caillebotis, pour de gros et lourds lapins, ça donne mal aux pattes. Ils squattaient leurs mangeoires en s’asseyant dedans toute la journée. Nous avons pu récupérer des cages en béton, certes bien usées par des générations et des générations de lapins mais tellement plus spacieuses. Mais nous gardons les anciennes cages bois pour faire grandir les lapins que nous mangeront… ils n’y feront qu’un bref séjour de trois ou quatre mois.

Nous sommes au mois de décembre. La lapine noire a huit petits d’un mois environ. L’heureux père n’est autre que sont premiers fils, naît de sa première portée, un gros mâle à tête carrée, tellement gentil qu’on dirait un chat. Les petits dévorent tout ce qu’on leur donne : betteraves, carottes, pain, regain, orge… Ça fait une grande famille. Ils ont tous des caractéristiques différentes. Certains sont noirs, d’autres bruns, les mâles ont de grosses têtes carrées et les femelles sont plus fines.

 

mimosas4 dans Les LapinsL’heureux père de tout ce petit monde : Mimosas

La « lièvre » a mis bas il y a dix jours. Je n’ai pas encore vu les petits. Ils sont enfouis sous vingt centimètres de paille et de poils. Il fait moins 10°C la nuit et d’après ce que j’ai pu sentir, le centre du nid est chaud, donc, tout va bien pour eux. Malheureusement un des petits est mort trois jours après sa naissance. Il était sorti du nid, certainement ce glouton était resté accroché à une mamelle de la mère lors de la tété. Et le froid ne pardonne pas.

lievre-1lievre-2Les trois petits de la « Lièvre » devant une rondelle de betterave.

Trop bon !

Elles sont toutes les deux de très bonnes mères. Elles n’arrêtent pas d’améliorer le nid quand les températures descendent… tous les jours en ce moment à vrai dire. Quand je prend un de leurs petits pour l’habituer à être manipuler par des mains d’humains (en fait, c’est surtout parce qu’ils sont trop mignons et que je ne peux pas m’empêcher de les câliner) dès que je le remets dans la cage, la mère lui fait une toilette complète… pour enlever mon odeur je suppose. Pourtant, je ne sens pas si mauvais que ça…

Enfin, je ne regrette vraiment pas les Fauves de Bourgogne. Dommage, ils étaient pourtant magnifiques.

14
avr 2009
Posté dans Les Lapins par lepoulaillerdezaza à 5:26 | 1 réponse »

Il y a exactement trente jours que Pillule, la plus petite (par la taille) de nos femelles Fauve de Bourgogne a fait des galipettes avec Léon. Elle devrait mettre bas aujourd’hui.

 

Depuis une semaine, elle a tapissé son nid de paille, de foin. Elle a tout préparé pour l’arrivée de ses petits. Il ne manque plus que quelques touffes de poils pour rendre le tout douillé à souhait.  Pillule est âgée de 5 mois, c’est sa première mise bas et elle sait déjà ce qu’elle doit faire.  L’instinct animal est bien fait. Je languis de rentrer à la maison pour voir ce qui se passe et si les petits sont déjà arrivés.

10
avr 2009
Posté dans Les rapaces, les renards, les fouines par lepoulaillerdezaza à 6:29 | 1 réponse »

Quel désespoir quand une de mes bestioles disparaît. Et cela arrive si souvent… Les dangers sont nombreux, viennent du ciel, de la terre, des animaux, des humains. Il faut toujours avoir un œil sur eux…

LES RAPACES

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Certainement le plus grand danger entre tous. Les rapaces attaquent à n’importe quel moment du jour, par n’importe quel temps et même devant la maison. On les appelle éperviers, autours des palombes, buses variables, milans noirs…

Les plus gros emportent leurs proies, les autres les dégustent vivantes sur place. Outre les disparitions sans explication, il est arrivé qu’une poule reviennent au poulailler à moitié dévorée. Le rapace l’avait plaquée au sol par le côté, l’avait ensuite à moitié déplumée avant de s’attaquer à ses chairs. Nous avons était obligé de terminer son travail, la pauvre poule ne pouvant en réchapper.

En France, toutes les espèces de rapaces (diurnes et nocturnes) sont totalement protégées. Donc, il faut rester philosophe, se dire que c’est pour le respect de la nature, faire avec et payer chaque année un lourd tribu à ces espèces.

Le seul moyen de se parer de ces ravages, c’est d’enfermer tous les volatilles de la maison dans un enclos surmonter de filet. Dans mon cas, je préfère laisser mes poules en liberté afin qu’elles se régalent de toute l’herbe, les insectes et autres délices qui entourent la maison.

Mais pas plus tard que la semaine dernière alors que nous étions devant la maison, la chienne se dresse sur ces pattes arrière et regarde vers le vieux canal à 50 mètres de la maison toute excitée. Ni une ni deux, je pars en courant. J’aperçois quelques poules qui courent dans tous les sens, mon coq qui glousse affolé. En arrivant sur le canal, un autour des palombes s’élance à deux mètres de moi. Je sens encore l’air chassé par ses ailes dans mes oreilles. Ce vieux canal désaffecté est rempli de vieilles branches, de souches, de déblais. A l’endroit où se tenait le rapace, un tas de plumes noires. A trois mètres de là, encore des plumes. Mon coq et une des poules en me voyant arrivé avait pris la direction du poulailler. Mais où était donc les neuf autres poules et le coq nain ?

En fouillant au milieu des vieilles brances, entre des pierres, dans chaque petits trous nous nous avons chercher les poules. Une ici, une là. Il a était bien difficile de les retrouver, et de les faire sortir de leur cachette tellement elles avaient eu peur. Après plus de trois quart d’heure de recherche nous avons réussit à retrouver la plupart d’entre elles. Mais il manquait toujours à l’appel le coq nain et une poule noire. Nous sommes allés cherché la chienne mais aucun résultat. Et à chaque fois que nous passions devant les deux tas de plumes noires, nous pensions au pire. Nous avons regardé sous tous les tas de branches, retourné la plupart des déblais… rien.  Nous savions que si nous ne les retrouvions pas avant la nuit, ils étaient perdu car un renard se serait occupé de leur sort.

Juste avant la tombée de la nuit, nous sommes retournés au canal. Nous avons encore tout passé en revue. Cette fois, c’est le chat qui nous a accompagné pensant trouver quelques rats des champs sans doute. Il nous suivait dans nos recherches. Et puis, il a commencé à reniffler un tas de vieilles racines amoncellées là depuis fort longtemps. Il s’est approché d’un petit trou puis a fait deux pas en arrière, et à courru vers nous. Il avait le petit coq noir à ses trousses. Ce dernier passe son temps à courrir après le chat… Il est sorti de son trou, c’est mis à chanter. La petite poule noire est sortie juste derrière lui et nous les avons rentrer au poulailler pour une bonne nuit de sommeil bien méritée.

Et nous aussi. Cette fois l’autour n’est pas arrivé à ses fins.

Le lendemain, les poules sont restées dans la cour, avec dans la tête le souvenir très récent de leur aventure. Nous avons mis des filets à volaille pour les empêcher d’aller au canal et de s’aventurer trop loin de la maison.

LE RENARD

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Voilà un magnifique animal. Des couleurs chatoyantes, un regard malin… et un esprit d’adaptation extraordinaire. J’adore ces animaux… mais pas quand ils viennent rôder autour de chez moi. Et je peux vous affirmer que cette espèce n’est pas en voie de disparition. Et c’est un réel problème quand vous avez des poules, des poulets et des pigeons. Nous sommes situés en bordure de forêt, dans un endroit peu habité donc de jour comme de nuit, ils se baladent en quête de nourriture. Ils chassent dans les champs à la manière des chats, à la recherche de souris ou de rats, de taupe et ne crache pas sur mes volatiles. Si la nuit, un renard venait à entrer dans le poulailler, son premier travail serait de tuer toutes les poules sans exception puis de les ramener une à une dans son terrier. Heureusement, la nuit mes poules sont enfermées, à l’abri, de même que les pigeons.

Deux petites anecdotes à propos du renard et de mon chien. Nikita, une petite chienne croisée Fox Terrier et Epagneuil est toujours attachée dans la cours de la maison. Sa chaîne est montée sur un fil de fer, elle peut donc aller et venir à sa guise. Quand elle n’avait que cinq ou six mois, une nuit de pleine lune vers 10 heures du soir, nous l’entendons japper. Inquiets, nous regardons par la fenêtre. La chienne était acculée dans un coin de la cours par un renard qui voulait la grignoter. A l’époque, elle était déjà aussi grosse que le renard mais son manque d’expérience ne lui permettait pas de tenir tête. Heureusement, nous sommes intervenus à temps pour chasser l’intrus ! L’hiver dernier, nous avons eu la surprise toujours la nuit, de voir un autre renard à quelques mètres de la chienne qui était en bout de chaîne, faire le pitre. Il faisait le dos rond, marchait en crabe et faisait des « manières » devant Nikita qui folle de rage aboyait tant qu’elle pouvait. Nous n’avons pas su expliquer ce que faisait ce renard. La chienne est-elle en chaleur et cela l’avait-il excité ?

L’hiver 2007-2008 a été une saison à renard. Toutes les nuits, ils venait rôder autour de la maison. Alertés par la chienne, nous les avons observé à maintes reprises. Il y en avait toujours un nouveau que nous ne connaissions pas. Des tailles et des couleurs différentes, des manières d’évoluer différentes… Les poules dans la journée n’étaient plus en confiance car elles sentaient que les rodeurs étaient passés par là. Nous avons fait appel à un piégeur pour qu’il nous débarrasse de quelques renard. Il a placé une cage en grillage à deux entrées d’une longueur de deux mètres. Au centre, un compartiment en grille épaisse pour mettre un appât. L’appât, ce fut un petit pigeon blanc. Une mangeoire pleine, un peu d’eau et nous l’avons installé. La cage était placée à une vingtaine de mètre de la maison. Cet hiver là nous avons attraper une dixaine de renard… et seulement les moins intelligent ou les plus affamé car la plupart ne se laisse pas piégé. Depuis, la cage est toujours là…

Et les renards continuent à venir autour de la maison. Il faut dire que certaines personnes les nourrissent et les habituent à venir près des maisons. C’est super d’avoir dans sa photothèque de jolies photos de la faune sauvage. « Regardez ! mes jolies photos, c’est « mon » renard. Il vient tous les jours manger devant ma porte ». Quand j’entends ça, ça me met hors de moi. Laissons les animaux sauvages dans leur habitat naturel et arrêtons de leur donner des sentiments humains ! Ce ne sont pas des jouets ou des faire valoir.

Outre le fait que les renards sont dangereux pour mes animaux, ils le sont aussi pour les hommes et vos animaux de compagnie. Ils sont les vecteurs de maladies graves, dont l’échinococcose alvéolaire (communément appelée maladie du renard) qui provient du taenia échinocoque. Cette pathologie lente se déclare entre 5 et 50 ans après l’infection, les larves  se logent dans notre foie et constituent des kystes qui, sans traitement approprié, provoquent des lésions comparables à un cancer du foie. Les traitements sont très lourds, l’ablation des parties malades de cet organe est alors le seul remède à ce jour. 

Des mesures simples permettent de limiter la contamination :

  • laver les baies (mûres, fraises, framboises) cueillies sur le bord des chemins et dans les jardins isolés

  • laver plusieurs fois les laitues et les autres récoltes du potager

  • cuire les champignons trouvés dans les près et les bois

  • ne pas toucher un renard et surtout ses petits qu’il aura abondamment léché

  • ne pas caresser les chiens vagabonds qui auront pu se rouler dans les excréments de renards ou manger des animaux infectés par la maladie

Entre Janvier 1982 et Décembre 2000, en Europe, le registre EurEchinoReg a collecté 559 cas humains d’échinococcose alvéolaire dont 235 en France, 132 en Allemagne, 118 en Suisse et 54 en Autriche. En France on compte de 10 à 15 nouveau cas par an.

Il est rassurant de savoir qu‘une cuisson de 5 minutes détruit les œufs du taenia à partir de 60°C. Les omelettes  aux champignons et les confitures  sont sans danger. 

LA FOUINE

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Je n’ai jamais eu à déplorer de pertes animales dues à la fouine. Cependant, certaines nuits d’hiver, ces demoiselles font le tour de la maison à la recherche d’un petit trou, une porte laissée entrouverte. Au matin, nous pouvons suivre leurs traces sur le toit, sur les rebords des fenêtres.

Par contre si une des poules pond ses oeufs à l’extérieur du poulailler et que j’oublie de les ramasser avant la nuit, je sais qu’une fouine passera par là et les emportera pour les manger bien à l’abri. Il est même arrivé que l’une d’entre elles emporte un oeuf en plastique… Vraiment la malbouffe est partout aujourd’hui.

LA ROUTE

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Vivre en compagnie de poules en liberté n’est pas de tout repos. La route n’est pas loin et l’année dernière une de mes grosses rousses est passée sous les roues d’un touriste pressé. Les limitations de vitesse dans les tous petits villages sont très peu respectées et l’endroit est étroit… Bon, c’est vrai, je préfère que ce soit une poule plutôt qu’un gamin… mais il n’empêche que 50 km/h c’est pas 70 ou 90. Pour régler le problème de vagabondage, cette année, nous avons mis un grillage tout le long de la route, un portail très bientôt sera installé et ce danger ne sera plus qu’un mauvais souvenir. Quoi que, une de mes poules trop gourmande a une fois, passé son coup au travers d’un grillage n’a pas pu en ressortir et elle est morte étouffée… Il n’y a pas de solution miracle ici.

11
mar 2009
Posté dans Les Lapins par lepoulaillerdezaza à 7:10 | 2 réponses »

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Les cages sont montées, abreuvoirs, rateliers, et gamelles en place. Aujourd’hui est un grand jour, nous allons chercher nos nouveaux pensionnaires : 3 fauves de Bourgogne âgés de 4 mois, deux femelles et un mâle. Par une petite annonce dans un gratuit local, j’ai contacté une dame qui vend ses lapins. Je ne comptais pas acheter des lapins de race mais pourquoi pas !

La vendeuse, une particulière amoureuse de lapins et de poules nous reçoit et nous fait visiter son poulailler. Très bien agencé, très bien tenu, ces lapins sont magnifiques. Je suis impressionnée par la taille des lapins si jeunes. Leur pelage est magnifique et ils semblent en pleine forme.

Malgré la neige, de retour à la maison nous installons les lapins dans les cages en extérieur. Ils sont effrayés et se cachent dans les nids. C’est un grand changement pour eux. Habitués à des clapiers traditionnels, ils se retrouvent dans des cages inconnues sur grillage. La chienne (de chasse) curieuse de ces nouveaux arrivants rôde autour des cages ce qui n’est pas pour les rassurer. Il est déjà tard, nous verrons demain s’ils s’habituent à leur nouvel habitat.

Les deux femelles s’habituent rapidement à leur nouvelle maison. Le mâle un peu moins vite. Il faut dire qu’il était dans un endroit très fermé, et ne voyait que sa propriétaire qui lui donnait à manger et nettoyait sa cage. Quel changement pour lui. Ma cour est toujours pleine de vie. La chienne n’arrête pas de venir renifler les nouveaux arrivés. Les poules curieuses voudraient bien essayer de grignoter quelque chose. Le chat méfiant n’hésite pas à passer sa patte à travers la cage pour toucher ces boules de poils.

Tout semble parfait pour eux, ils commencent même à grignoter leurs cages en bois. Nous sommes allés couper quelques branches de frêne pour pallier à leur envie de ronger. Ca a l’air de leur plaire. Un peu de pain dur fera de même. Nous avons récupéré une petite botte de foin, de l’orge. Ils n’arrêtent pas de manger et de dormir. Il fait beau et chaud maintenant l’après-midi, par contre, la nuit la température descend aux alentours de – 2 ou 3 °C. Ca ne les dérange pas et ils préfèrent même passer la nuit dehors plutôt que dans le nid relativement fermé de la cage.

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Nous venons de récupérer une autre femelle Fauve de Bourgogne. C’est la soeur de notre mâle. Elle est encore plus grosse que lui. Trois femelles et un mâle, le quota est atteint. Nous allons pouvoir passer aux choses sérieuses. Un dimanche matin, nous mettons la première femelle nommée Pillule avec Léon notre mâle reproducteur. L’affaire est vite terminée. Elle se fait prendre par deux fois sans aucun problème. Le lendemain, nous faisons de même pour Pastille. Mais la troisième femelle, ne l’entend pas comme ça. Elle se cale dans les coins de la cage du mâle, se couche de tout son long en s’appuyant bien sur le fond de la cage. Impossible pour Léon de travailler. Il a beau lui faire des « bisous », la chatouiller, elle ne veut pas. Nous la mettrons tous les jours dans sa cage jusqu’à ce qu’elle veuille bien le prendre. Ne perdons pas espoir, je n’ai pas envie de la passer déjà à la casserole.

Une semaine plus tard, Prune la lapine ne veut toujours pas du mâle. Ils vont tous bien, ils semblent en bonne santé et on dirait qu’ils mangent de plus en plus. Tous les jours nous leur donnons une grosse poignée de foin, un bol d’avoine et beaucoup de bois à ronger. Apparemment ça ne leur suffit pas puisque leurs belles cages les intéressent toujours autant.

Dans trois semaines, les premières naissances vont avoir lieu. J’espère que leurs cages ne seront pas trop petites pour recevoir tout ce petit monde…

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10
mar 2009
Posté dans Les Poules par lepoulaillerdezaza à 6:42 | 1 réponse »

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Chaque année, le lundi suivant le premier mai, c’est jour de foire. Depuis deux ans, c’est un moment très attendu où nous allons acheter nos jeunes coqs que nous garderons jusqu’au mois de septembre ou octobre.

Notre vendeur attitré est toujours là. La première année, nous en avons acheté dix, la seconde vingt. Ces jeunes coqs sont normalement âgés de 4 à 5 semaines. J’ai toujours été impressionnée de la manière dont le vendeur attrape les volailles par les pattes, les ailes sans aucun ménagement. Il va tellement vite pour mettre les poulets dans les cartons que nous n’avons que quelques secondes pour les apercevoir. Impossible de vérifier leur état de santé. Il arrive souvent qu’il y ait un boiteux dans le lot. Une fois arrivés à la ferme, nous découvrons nos nouveaux locataires d’été.

Les poulets logent la nuit et les jours de pluie dans l’écurie avec les pigeons. Ils ont un petit box avec de la nourriture, de l’eau, des perchoirs et de la paille. Dans la journée, nous les lâachons dans un parc derrière la maison. Afin qu’ils aient de l’herbe à volonté tout l’été, nous avons acheté des filets à volaille. C’est l’équivalent de parc à moutons sauf que les mailles sont plus petites pour qu’ils ne passent pas à travers. Cela nous permet de déplacer le parc dès qu’ils ont fini de picorer le plus gros de l’herbe. Si nous les laissons trop longtemps au même endroit, l’herbe ne poussera plus d’un bon moment. Tous les dix jours environ, nous les changeons d’endroit. Afin qu’ils aient toujours de l’ombre, une petite cabane les suit.

Les premiers jours, ce n’est pas très évident de les amener au champ. Ils ont été pour la plupart élevés en batterie, ne savent pas bien marcher, ne savent pas gratter par terre, sont effrayés par le chien, le chat… Le plus simple, c’est de leur faire prendre l’habitude de marcher à la baguette. Une petite badine fait très bien l’affaire. Ils en prennent très vite l’habitude et n’en ont pas peur. Ce n’est pas pour les frapper mais plutôt pour les pousser. Je ne sais pas pourquoi les gens rigolent toujours quand ils nous voit passer avec nos vingt coqs et nos badines. Après deux jours, les coqs savent où ils doivent aller et nous n’avons plus besoin des badines, sinon pour rattraper certains qui cherchent à faire l’école buissonnière où qui pensent que l’herbe est plus verte à côté du parc.

Je leur donne à volonté des granulés spécial poulets deuxième âge la première semaine puisque c’est ce qu’ils ont l’habitude de manger à l’élevage puis je remplace progressivement par du blé et du maïs. Pour le reste, ils se débrouillent très bien tout seul : herbe, insectes, caillou. Même le chat me donne un coup de main pour les nourrir. J’ai remarqué que de temps en temps, il aime bien leur apporter une souris. Certainement pour les voir se battre et savoir lequel d’entre eux sera le plus vaillant et l’avalera entière. A moins, qu’il n’espère que l’un d’eux s’étouffe avec…

Tous les soirs avant le couché du soleil, nous ouvrons le parc et c’est littéralement la ruée vers la cour de la ferme. Il faut dire que je leur donne souvent des pâtes précuites pour chien. Ca vaut une fortune mais ils adorent ça. Nous restons une bonne demi-heure avec eux, à leur donner des restes, à les attrapper, à les caresser. Il faut dire que ces bêtes adorent la compagnie humaine quand ils ne sont pas stressés. Certains adorent faire la sieste pendant quelques minutes sur nos genoux. Avoir des poulets si familiers nous permet de voir s’ils sont en bonne santé, de soigner les petits bobos de la journée par exemple une coupure sur une patte, faire manger le plus petit (souvent le plus jeune) un peu plus… Ils prennent très vite l’habitude de rester à côté de nous et même le chien s’amuse avec eux.

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6
mar 2009
Posté dans Les Poules par lepoulaillerdezaza à 4:48 | 4 réponses »

Je vous l’accorde, il n’y a rien de plus bête qu’une poule. Ces animaux sont têtus, goulus, souvent méchants. Mais il arrive parfois que l’un d’eux sorte du lot.

 

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C’est le cas de la Vieille Noire. Quand j’ai récupéré cette poule, elle ne pondait déjà plus. Impossible de savoir son âge. Pourquoi n’est-elle jamais passée à la casserole, aucune idée. Toujours est-il que c’était une bonne compagne dans le poulailler, imposante par sa taille et magnifique par son plumage noir et doré, sans agressivité. C’était toujours la première à venir me voir, et je lui accordais un régime de faveur vu son âge en lui donnant en premier les restes des repas qu’elle venait manger dans ma main.

 

Au second printemps de notre « collaboration », elle s’est mise à couver un oeuf en plastique. Et durant des jours et des jours elle n’a plus bougé, sortant de son nid cinq minutes à peine pour manger. Cette poule n’avait jamais eu de poussins puisque il n’y avait pas de coq sur la ferme. Après quelques jours de réflexion, je décidais de trouver des poussins d’un jour pour faire un essai. Pas facile à trouver ces petite boules de plumes par ici. Dans une grande ferme avicole, à une soixantaine de kilomètres de chez moi, je réussis à trouver ces poussins d’un jour, à la date voulue. J’ai choisi mes dix futurs poulets au milieu de milliers. Je voulais des couleurs différentes afin que je puisse les reconnaitre facilement. Ils n’étaient pas sexés et d’un peu toutes les races. On verra…

 

Le moment critique était arrivé. La Vieille Noire allait-elle accepter les poussins ?… pas si sûr.

 

Je me suis donc rendue dans le poulailler au pied du nid, le carton contenant les poussins entre les mains. J’ai commencé par enlever les oeufs qui se trouvaient sous la Vieille Noire, délicatement… Ca n’a pas eu l’air de la déranger, de toute façon, elle n’avait jamais eu peur de moi. Je glissais un poussin entre ses pattes, puis deux, puis trois… elle ne bronchait pas. Au bout du septième poussin, comme si quelque chose la grattait sous le ventre, elle tordit son cou, saisit un poussin par une patte et l’envoya à une vingtaine de centimètres du nid. J’avais peur qu’elle leur fasse mal. Les becs de poules peuvent faire très mal, même aux humains, donc à des petits poussins… Mais non, cette petite bête semblait très souple et la chute ne semblait pas l’avoir affectée. La Vieille Noire fit la même chose avec tous les poussins. J’étais affolée… et si elle n’en voulait pas !

 

Cet après-midi là, avec beaucoup de patience et de douceur, j’ai passé trois heures dans le poulailler. La Vieille Noire, l’étonnement passé, a commencé à glousser, s’est habituée à la présence de ces petites choses sous son ventre. Quelle merveille que la nature ! Le soir, elle se baladait dans le poulailler avec ses poussins. Pari réussi. Pour la première fois de sa longue vie de poule, elle allait élever des poussins…

 

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Et voilà c’était parti ! Le lendemain la Vieille Noire sortit du poulailler avec ses petits sous ma surveillance. Elle grattait la terre, mangeait de l’herbe, tout en appelant les poussins. Un joli spectacle pour moi qui n’avais jamais vu de poussins si jeunes. Ils étaient tous en parfaite santé, nourris avec de la farine spécial poussins.

 

Tout allait bien jusqu’à ce que le temps change. Pendant une semaine, pluie et froid firent leur apparition. Les poussins allaient bien, cachés sous les plumes de la Vieille Noire. Pour eux aucun problème. Mais pour ma Vieille Noire qui essayait de couver, la station couchée commença à lui donner des crampes puis à l’engourdir. Ses pattes sont devenues si raides qu’elle n’arrivait plus à bouger.

 

J’ai bien cru qu’elle allait y passer. Pendant deux semaines, j’ai été obligée de la faire manger et boire comme un bébé en lui présentant à la main ses aliments, de la sortir du poulailler pour qu’elle prenne le soleil, de refaire son nid de paille pour qu’elle soit au propre… je suis même allée jusqu’à lui masser les pattes.  Pendant ce temps, elle continuait à protéger ses poussins, à les appeller.

 

Il lui a fallu plus de trois semaines pour marcher de nouveau. Tous les poussins sont arrivés à terme sans problème et je n’ai eu aucune perte. Ils sont tous devenus des coqs et des poulettes en pleine forme, robustes.

 

L’année suivante, la Vieille Noire n’a pas couvé. Et c’est bien dommage. Elle est morte d’une crise cardiaque au printemps 2008. Elle était pourchassée par un jeune coq une peu trop entreprenant. Ainsi va la vie. J’ai gardé deux des poussins devenus deux grosses poules.

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